Navigation

14.06.2018 - Durabilité Un chaos haut en couleur

Des centaines d’insectes et de plantes vivent dans le jardin de Regula Gysel. Ce biotope est parfaitement dans l’esprit de «Ferme+». Ce nouveau projet a en effet pour objectif d’encourager la biodiversité dans les fermes IP-Suisse.

2160x1215-biodiversität-hof-plus.jpg

Discussion entre les experts jardiniers Markus Jenny et Regula Gysel.

2160x1215-biodiversität-hof-plus-garten.jpg

Le cœur du jardin: 100 variétés de plantes aromatiques parfaitement alignées.

Le jardinage dès le plus jeune âge

Le jardin de Regula Gysel répondait déjà à toutes les exigences de «Ferme+» avant même la phase de test. «Nous avons juste agrandi légèrement l’étang.» À peine avait-elle entendu parler du projet «Ferme+» qu’elle était de la partie. Elle a grandi entourée d’un vaste jardin dont s’occupait sa mère, jardinière passionnée. Enfant, elle s’occupait de son propre petit lopin de terre. Elle était aux côtés de sa mère lorsqu’il fallait arracher les mauvaises herbes, planter des fleurs ou couper les arbustes. «Quand nous avons repris la ferme, ces souvenirs d’enfance ont refait surface et j’ai commencé mon propre jardin. Il est juste un peu plus grand que celui de l’époque.» Regula Gysel a vu son hobby se muer en passion, à laquelle elle consacre désormais deux à trois demi-journées par semaine. Elle a acquis seule les connaissances nécessaires, que ce soit en suivant des cours, en lisant ou en surfant sur Internet.

La partie majeure de son jardin est directement voisine des champs cultivés et compte une centaine de plantes aromatiques différentes. Des plus classiques comme la sauge ou l’aneth aux plus originales comme la coriandre ou la grande passerage, on y trouve de tout. Outre les fines herbes, les plantes poussant ici sont essentiellement indigènes. Le tout est agrémenté de haies, de petits amas de pierres ou de branchages et de coupelles servant de baignoire aux oiseaux. L’endroit n’est pas propre en ordre, mais plutôt structuré dans un joyeux chaos. Gazon à l’anglaise ou désert de cailloux? Pas ici: le jardin paraît sauvage sans pourtant être une jungle. Des nichoirs sont accrochés à la façade de la maison et des ruches pour les abeilles sauvages ont été installées sur le mur de la grange. «Pour moi, un jardin vivant est un jardin qui n’est pas seulement à mon service, mais dont profitent également de nombreux insectes et autres animaux.» 

Dans le Klettgau, ce biotope attire de plus en plus d’habitants. La population d’oiseaux s’agrandit et le nombre d’abeilles et d’insectes peuplant l’exploitation est en hausse. Les exigences de «Ferme+» portent leurs fruits et le jardin montre à quel point des mesures simples peuvent influencer de manière extrêmement positive la diversité des espèces lorsqu’elles sont appliquées correctement, et ce, à la ferme mais en principe aussi dans n’importe quel jardin.

Texte: Thomas Tobler
Photo: Stephan Bätsch

Lien:

TerraSuisse