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État de la promesse: Standards étrangers en matière de bien-être des animaux

Nous promettons d’appliquer les hauts standards suisses pour le bien-être animal à tous nos produits venant de l’étranger d’ici 2020.
Promesse mal engagée.
Promesse mal engagée.

Progrès réalisés par animal: situation au 30.06.2020

Depuis que la promesse a été formulée en 2013, Migros et ses partenaires ont apporté des améliorations notables dans différentes exploitations à l’étranger. Ce constat masque toutefois des disparités importantes et le niveau de mise en conformité aux normes suisses en matière de protection animale varie selon l’espèce considérée. Pour certaines d’entre elles, les standards suisses n’ont pour l’heure pas pu être adoptés, ce qui fait que globalement, à mi-2020, les progrès réalisés ne sont pas suffisants pour que la promesse puisse être intégralement tenue. Vous trouverez ci-après un état des lieux par animal:

La viande de poulet fraîche importée provient en totalité de fournisseurs situés en France, en Hongrie et en Allemagne, dont la production respecte les dispositions en matière de protection animale applicables en Suisse. Sa part sur le total des ventes est d’environ 20%. 

Plus d’infos à ce sujet dans Migros Magazine (Page 30/31)

Pour ce qui est du poulet surgelé et des produits de charcuterie, la mise en conformité des exploitations des fournisseurs au Brésil et en Thaïlande est, elle aussi, pratiquement achevée.

S’agissant de la viande de dinde fraîche importée, Migros est parvenue à imposer le respect intégral de ses exigences. La totalité de la viande de dinde provient de fournisseurs établis en France et en Hongrie dont la production satisfait aux prescriptions en matière de protection des animaux en vigueur en Suisse les dindes bénéficient ainsi de plus d’espace, d’un accès accru à la lumière du jour ainsi que de perchoirs surélevés et de lieux de retraite plus nombreux. Migros exige en outre le respect des principes de la stabulation particulièrement respectueuse des animaux (SST), ce en quoi elle va encore au-delà des exigences de la législation suisse. Avec le système SST, les dindes ont toutes accès à une aire à climat extérieur, appelée «jardin d’hiver».

Article Migros Magazine «Un jardin d’hiver pour les dindes» (PDF en allemand)
Compte rendu d’un épisode de l’émission Kassensturz du 24.6.2014 (en allemand)

En revanche, pour ce qui concerne les produits surgelés et transformés, les choses s’avèrent plus complexes: si certains produits surgelés, telles les dindes entières pour les fêtes de fin d’année, ont déjà pu être mis aux nouvelles normes, ces derniers standards plus élevés ne sont pas actuellement respectés pour tous les produits d’importation.

Les importations de viande de bœuf étant très sporadiques, atteindre les objectifs fixés dans ce domaine n’est pas sans poser de grandes difficultés. Les normes suisses en matière de protection animale ont été mises en œuvre auprès de quelques producteurs. L’année dernière, Migros a pu certifier une exploitation dans les Carpates qui fournit de la viande de bœuf à la coopérative Migros de Zurich. Une application à grande échelle est cependant impossible, en particulier pour les produits transformés tels que la viande hachée. Les exploitations concernées sont en effet par trop nombreuses. Il est certes possible d’assurer la traçabilité de la viande jusqu’à la ferme d’où elle provient, mais comme on transforme également la viande de vaches laitières, les exploitations laitières devraient elles aussi passer aux normes suisses. Or, ceci n’est pas possible pour des raisons techniques (cf. Produits laitiers).

La viande de porc qui compose les produits de charcuterie des entreprises italiennes Beretta, Citterio et Rovagnati est produite dans le respect des dispositions suisses en matière de protection animale. Différentes mesures mises en œuvre dans les exploitations porcines du nord de l’Italie ont permis de créer des conditions conformes aux normes suisses:

  • Détention: les animaux jouissent de davantage de place, d'une zone de repos fixe, de la lumière du jour ainsi que d'installations suffisantes pour leur alimentation et leur abreuvement. En outre, des cubes de paille et des blocs de sciure agglomérée sont à leur disposition en permanence pour s'activer.
  • Etat sanitaire: il est interdit de couper la queue ou de cisailler les dents des porcs. La castration des porcelets ne peut avoir lieu que sous anesthésie.
  • Transport: Le temps de conduite des animaux vivants ne doit pas excéder 6 heures. Les animaux doivent avoir plus de place.
  • Abattage: lors de l'abattage, les animaux doivent être traités avec ménagement. L'étourdissement est effectué conformément aux normes suisses de protection des animaux.

En revanche, s’agissant de la viande fraîche d’origine étrangère, faire appliquer les normes de notre pays n’est guère possible. En effet, la viande de porc fraîche vendue à Migros provient presque exclusivement de Suisse et n’est importée que de façon sporadique à l’occasion de pénuries sur le marché suisse. Les relations commerciales avec les fournisseurs sont donc très irrégulières et le contexte général ne permet pas de faire appliquer à terme les normes suisses avec leur aide.

Le cas de figure est ici le même que pour la viande de porc: le veau ne fait généralement pas l’objet d’importations. À certaines périodes toutefois, vers Noël par exemple, la demande de morceaux nobles de cet animal est particulièrement forte et excède l’offre de viande suisse. Migros importe alors du veau de l’étranger. Le caractère très ponctuel de cette situation fait toutefois qu’il est presque impossible d’imposer les normes suisses aux fournisseurs étrangers: compte tenu des faibles volumes considérés, le coût d’une telle démarche serait trop élevé pour toutes les parties. Pour la faire aboutir en collaboration avec les fournisseurs étrangers, il faudrait en effet pouvoir assurer une livraison ininterrompue de marchandise.

La viande d’agneau importée à Migros provient majoritairement de Nouvelle-Zélande, d’Australie, d’Irlande et de Grande-Bretagne. Les conditions d’élevage dans ces pays sont souvent très proches de celles requises en Suisse (systèmes de pâturage). Malgré cela, obtenir une mise en conformité et une certification complètes demeure très compliqué du fait de la complexité des chaînes de création de valeur, et parce que les fournisseurs se montrent peu disposés à coopérer.

Toute la viande de lapin importée à Migros provient de Hongrie. Dans ce pays, l’entreprise assure avec ses fournisseurs la mise en place de conditions d’élevage conformes aux standards suisses en matière de protection animale. Pour les lapins, ces normes impliquent, entre autres, l’installation d’enclos à plusieurs étages comportant des emplacements de repos et de retrait ainsi que des possibilités d’occupation adéquates (p. ex.: paille, foin, carottes, bouts de bois).

Ces dernières années, Migros s’est associée en Espagne à un producteur local pour établir un élevage de chevaux certifié sur le modèle suisse. Toute la viande de cheval qu’elle importe provient de ce seul producteur.

Depuis juin 2018, toute la mozzarella au lait de bufflonne vendue par Migros provient de bêtes élevées conformément aux dispositions suisses strictes en matière de bien-être animal.

D’ici fin 2020, la totalité des œufs suisses et étrangers issus d’élevage en plein air, que ce soit de Suisse ou de l’étranger. En adoptant cette forme d’élevage, Migros va au-delà des dispositions suisses en matière de protection animale. La mise en conformité des produits transformés contenant des œufs (selon le domaine d’application, voir plus bas) est, elle aussi, en bonne voie.

Plus de 90% des produits laitiers de Migros sont d’origine suisse. Concernant le fromage, Migros possède dans son assortiment, outre de nombreuses variétés suisses, des spécialités fromagères issues d’autres pays tels que la France. Dans ce domaine, il sera impossible d’appliquer intégralement les dispositions suisses. Le lait entrant dans sa composition provient en effet de nombreuses fermes et de nombreux producteurs différents. Pour ces derniers, appliquer les normes suisses en matière de protection animale les obligerait à séparer le lait destiné à Migros du reste de leur production et à le traiter à part. Or, beaucoup s’y refusent du fait des coûts élevés que cela suppose, alliés aux faibles quantités écoulées auprès de l’enseigne. En conséquence, Migros ne pourra imposer les standards suisses qu’auprès de rares fournisseurs. Le constat est, du reste, le même pour le lait de vache que pour le lait de chèvre ou de brebis. Néanmoins, de premiers fournisseurs ont déjà pu être certifiés.

Pour ce qui est du gibier et des autres espèces exotiques importés, la mise en œuvre des normes suisses semble mal engagée. La raison en est double: l’enseigne ne vend que de faibles quantités de ces produits, et les conditions d’élevage sont souvent relativement respectueuses du bien-être animal, même si elles ne sont pas entièrement conformes aux standards de notre pays. De ce fait, l’investissement consenti serait très important pour un résultat somme toute très relatif. Or, à l’heure actuelle, Migros oriente en priorité ses ressources vers les domaines où un grand nombre d’animaux pourraient réellement profiter des améliorations apportées.

Pour plus d’infos à ce sujet, voir Migros Magazine du 13.3.2017: «Proche du but» (PDF en allemand)

Informations complémentaires sur la promesse

Migros vend majoritairement de la viande suisse. Le bœuf, le veau et le porc, en particulier, proviennent essentiellement de notre pays. En revanche, pour d’autres animaux de rente, l’offre indigène est trop faible pour que l’entreprise puisse se passer des fournisseurs étrangers: ainsi du poulet, de la dinde et de l’agneau. Or, les dispositions étrangères ne se situent généralement pas au même niveau élevé que les normes suisses en matière d’élevage, de santé, d’alimentation, de transport et d’abattage. C’est la raison pour laquelle Migros s’est fixé en 2013 l’objectif suivant: que d’ici 2020, tous les fournisseurs de Migros à l’étranger respectent eux aussi les dispositions suisses en matière de protection animale au niveau de la production. 

Des exigences très concrètes dans cinq domaines

Migros s’est associée à des experts extérieurs pour définir, espèce par espèce, les exigences qui doivent être satisfaites dans les domaines de l’élevage, de la santé des animaux, de l’alimentation, du transport et de l’abattage. Celles-ci sont alors progressivement mises en œuvre en collaboration avec les partenaires de Migros tout au long de la chaîne de création de valeur. 

Dans le cadre du système de contrôle et d’audit mis en place, les exploitations de toute cette chaîne de création de valeur sont certifiées chaque année par des instituts indépendants à l’aune de deux critères: le bien-être animal et la traçabilité. Ce programme de contrôle et de certification a été élaboré en coopération avec le certificateur ProCert.

Domaine d’application de la promesse

La promesse sur le bien-être animal englobe toutes les denrées alimentaires des marques propres et tierces en vente dans les supermarchés de l’enseigne, ainsi que dans les Restaurants et Take Away Migros.

Les produits concernés par la promesse sur le bien-être animal sont les suivants:

  • La viande et les produits carnés de tous les animaux importés de l’étranger, pour autant que leur part dans le produit soit supérieure à 20%, de même que la totalité des plats préparés, lasagnes, pâtes farcies et pizzas contenant de la viande étrangère.
  • Le lait et les produits laitiers étrangers (fromage et produits laitiers) à base de lait de vache, de bufflonne, de chèvre et de brebis, pour autant que leur part dans le produit soit supérieure à 50%.
  • Les œufs étrangers et les ovoproduits de poules pondeuses, pour autant que leur part dans le produit soit supérieure à 50%, ainsi que les pâtes aux œufs et les mayonnaises contenant des œufs étrangers. 

Les produits suivants ne sont en revanche pas concernés par la promesse:

  • Les articles avec du poisson comme matière première, ceci pour une raison simple: depuis 2016, Migros ne possède plus dans son assortiment que du poisson et des fruits de mer classés comme acceptables ou recommandables par le WWF. Pour plus d’informations sur ce sujet, voir la promesse Génération M concernant le poisson.
  • Les aliments pour animaux ainsi que les produits et sous-produits d’origine animale du secteur Near/Non-Food (p. ex.: cuir ou duvet). La raison en est que des dispositions spécifiques existent déjà pour ces produits. Pour de plus amples détails sur ce sujet, voir le fichier «Fachdokumentation Tierwohl» (Documentation sur le bien-être animal, PDF en allemand).